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La loi DADVSI en France vise à réguler les rapports entre les droits des auteurs et les internautes. Dans les faits, c’est une mise à mort de la culture telle que nous la connaissons aujourd’hui qui est proposée.
On ne s’en rend pas compte mais GCompris est un lecteur multimédia. En effet, les enfants peuvent placer la musique de leur choix dans le répertoire des musiques de fond (par défaut sur GNU/Linux : /usr/share/gcompris/boards/music/background/).
GCompris est certe livré par défaut avec des musiques libres comme par exemple celle de Exorciste de style par Rico Da Halvarez sous license Creative Commons. Mais rien n’interdit aux enfants d’écouter la musique de leur choix qui correspond à leur goût, et à leur culture.
Je dis rien n’interdit, je devrais dire rien n’interdisait. En effet, la loi DADVSI conforte l’utilisation de mesure technique de protection ou plutôt de restriction. Bien évidement, GCompris n’est pas en mesure de déchifrer une musique acquise légalement sur une plate-forme de vente en ligne utilisant des vérrous numériques.
Avec la loi DADVSI, la lecture par GCompris d’une musique protégée sera punie par 6 mois de prison et 30 000 euros d’amende.
Il est indispensable que nous puissions offrir à nos utilisateurs des fonctions aussi basiques que d’écouter une musique ou visionner un film. Il n’est pas acceptable que l’ensemble du patrimoine culturel soit mis sous verrous par des mesures techniques de protection.
Il est urgent d’agir, contactez vos sénateurs et vos députés.
Bruno Coudoin.